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Le paka s’invite au débat à l’Assemblée
Le débat surprise ouvert à l’APF par le représentant UDSP Hiro Tefaarere sur le pakalolo recueille un large écho dans les médias comme dans l’opinion publique. L’élu de l’opposition a fait sauter les verrous sur un sujet tabou et on découvre une Polynésie qui a envie de s’exprimer sur un phénomène qui touche le pays tout entier. Ce n’est qu’un début timide, mais il était temps !
Avant d’aller plus loin, précisons que M. Oscar Temaru n’a jamais plaidé pour la légalisation. À un élu de la majorité qui lui en faisait le reproche, sa réponse a été claire : « Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dis ». Par ailleurs, l’usage et le trafic de drogue relève des compétences de l’État.
En France, l’un des pays européens les plus sévères en la matière, les forces de l’ordre ne s’intéressent plus aux petits trafics de cannabis et de haschich. Mme Tea Hirshon a rappelé qu’en Europe plusieurs pays tolèrent l’usage du cannabis : Espagne, Portugal, mais aussi Hollande et Suisse et que c’est l’interdiction de l’alcool qui a permis à la mafia de se développer aux États Unis.
Le chiffre de 40 milliards avancé dans la Dépêche de Tahiti quelques mois auparavant a vraisemblablement été fourni par la gendarmerie ou les douanes bien impliquées dans la lutte contre les drogues et en particulier le cannabis. Il paraît exagéré. Il représente une consommation annuelle de 30 boîtes d’allumettes à 5000 f pièce par habitant en comptant même les bébés !
Néanmoins il est certain que le marché est important. Il répond simplement à la logique économique de toutes les sociétés : une demande existe, pour la satisfaire une production se met en place. Cela signifie que ce sont les usagers qui sont à l’origine du trafic et toujours dans cette logique, l’éradication du pakalolo n’est qu’une fable. Mieux vaut faire preuve de réalisme et chercher comment notre société peut à la fois tolérer l’usage et protéger les plus faibles.
Retenons que cette économie parallèle permet aux planteurs et aux vendeurs d’améliorer les conditions de vie de leur famille, de payer leur loyer, que la plupart de ces personnes sont des exclus de la société née de la bombe et qu’elles ne coûtent aucune aide ou subvention. Ces 40 milliards, si le chiffre est exact, repartent directement dans les circuits de consommation locaux, c’est de l’argent qui reste au pays. La question est encore loin d’arriver à une issue satisfaisante mais le débat est enfin ouvert.
TUNUI
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Le paka s’invite au débat à l’Assemblée28 janvier 2010, par Ariimao
Il faut légaliser le cannabis en Polynésie, d’une part, parceque ça peut rapporter gros au pays et d’autre part, trop de nos petits Ma’ohi se retrouvent en prison pour de la culture de paka alors qu’à côté certains politiciens ou personnes riches qui détournent l’argent du peuple par centaine de millions ne se retrouvent même pas en prison ou s’en tirent avec du sursis. Si jamais mon enfant arrive à consommer du cannabis, je ne voudrais pas qu’il soit obligé de se cacher pour en consommer, surtout qu’à côté l’alcool, qui est répertorié comme drogue dure en Hollande où la consommation de cannabis est légale, est en vente libre. Pourquoi interdire une drogue douce et autoriser une drogue beaucoup plus dure et surtout responsable de trop nombreuses morts dans nos sociétés (accidents routiers, violences conjugales...). Il faut souligner que beaucoup de jeunes français se retrouvent en Hollande pour consommer du cannabis et autres. S’il faut interdire, interdisons tous, même le vin puisque c’est une drogue dure(12,13,14°). C’est la faute à la bible aussi qui encourage à la consommation d’alcool surtout que jésus y à multiplié du vin à un mariage. J’ai une pensée particulière pour nos ancêtres Ma’ohi qui se sont vus interdire la consommation de kava par les missionnaires protestants pour les remplacer par des vins de fruits comme cela était stipulé dans la bible !
