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Courrier des lecteurs au groupe Hersant concernant Oscar Temaru et le pakalolo
Voici le courrier des lecteurs concernant Oscar Temaru et le pakalolo que Claude Marere, chargé de communication du Tävini Huira’atira, adresse au groupe Hersant Media Polynésie. Cette formule le laisse plus libre pour s’’exprimer qu’une communication officielle. Il pense qu’il préserve la réputation de notre président et respecte en même temps ce journal où il a débuté sa carrière en1968 et qu’il a toujours considéré comme sa deuxième maison.
Monsieur le directeur,
Comme dans tous les pays, il existe en Polynésie des tabous qui lui sont propres. L’indépendance en était un, aujourd’hui le débat est dans la rue. Le pakalolo en est un autre. Abordé d’une manière fortuite à l’assemblée la semaine dernière, il fait réagir et les échos recueillis dans la rue par certains médias montrent qu’il y a bien une demande d’expression.
J’interviens aujourd’hui dans votre courrier des lecteurs à la suite des répercussions de votre gros titre en rouge et en première page disant qu’Oscar Temaru songe à la légalisation du paka, ce qui est totalement faux. J’avais adressé aux médias un communiqué du Tavini Huiraatira pour dénoncer les inexactitudes contenues dans ce titre. Hélas, La Dépêche n’en a retenu que quelques lignes et n’a pas accepté le bref passage qui concerne l’essentiel quant aux intentions prêtées au président de l’UDSP !
Ce gros titre a été repris par des chaînes de télévision et des magazines en France et je me dois de réagir à nouveau, car nous sommes face à une fausse information grave. C’est grave pour un organe de presse, il y a eu un réflexe de sensationnalisme que je comprends, ayant été journaliste pendant 40 ans. Mais la rédaction a très mal pesé les conséquences de ce titre. C’est plus grave encore pour un leader politique, qui plus est, indépendantiste, donc toujours mal accepté par une partie de la société locale et certainement par une partie de l’appareil d’État.
Les propos d’Oscar Temaru peuvent être vérifiés sur le site de l’assemblée, son intervention a duré moins de 3 minutes durant lesquelles il a évoqué le fait que des touristes pouvaient être séduits par notre cannabis. Son intervention a duré moins de 3 minutes. Quant un élu lui a prêté l’intention de légaliser le pakalolo, M. Temaru a répondu : « Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ». Réponse confirmée aussitôt par le président de l’assemblée. Ce n’était peut-être pas à Oscar Temaru d’intervenir sur un sujet aussi sensible, mais il l’a fait pour une raison très simple.
Ces planteurs et vendeurs font partie des exclus de la société née de la bombe. Cette économie parallèle permet aux intéressés d’améliorer les conditions de vie de leur famille, de payer leur loyer, elle ne coûte aucune aide ou subvention. Ces 40 milliards, si le chiffre est exact, repartent directement dans les circuits de consommation locaux, donc font marcher le commerce et c’est de l’argent qui reste au pays. Tant qu’il y aura des fumeurs, il y aura des planteurs et des vendeurs.
Pour ma part, et je ne suis pas seul, je préfère, et de loin, des planteurs et des vendeurs à des voleurs, car c’est cela l’alternative.
Je ne veux pas me laisser entraîner dans une procédure judiciaire. Je fais confiance en votre appréciation du sujet et vous demande de publier in extenso ce courrier avec un appel en première page et en rouge.
En vous remerciant,
Claude Marere Chargé de communication du Tavini Huiraatira
TUNUI
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Forum
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Courrier des lecteurs au groupe Hersant concernant Oscar Temaru et le pakalolo4 février 2010
Oscar à toujours dit ce qu’il pensait, heureusement d’ailleurs sinon il ne serait pas TEMARU, et je n’aurais pas voté pour lui depuis plus d’une dizaine d’année. Qui est le diable, celui qui vent sa drogue douce "paka" ou celui là même qui inonde le monde entier de sa drogue dure, appelé "vin", en faisons croire que c’est bon pour la circulation. Le cannabis est un médicament aussi, planté en France pour l’industrie pharmaceutique. Si jamais un jour notre président Oscar venait à changer, je ne voterais peut-être plus pour lui. Vous savez les jeunes ne sont pas bêtes, ils ne connaisse pas le double langage. Si je veux l’indépendance c’est bien pour faire en sorte que nous soyons maître de notre avenir et pour le bien des Ma’ohi avant tout. Le jour ou l’on sera indépendant on ne pourra plus faire la fine bouche et toute manne financière sera la bien venue. Nous pourrions vendre à la Hollande et autre le meilleur cannabis au monde. L’intérêt de l’indépendance c’est de pouvoir traiter avec d’autres pays que la France et donc faire le choix de ce qui nous convient sans que l’on soit obligé rendre compte à un pays qui se dit "pays des droits de l’homme" et qui n’a pas respecté les droits de la nation Ma’ohi en annexant sa terre et plus tard en considérant "Te ao Ma’ohi" comme une poubelle nucléaire et ses habitants comme des rats de laboratoire. A t-on des, pensez-vous sincèrement, des leçons à recevoir de ce genre de justice. "TIAMARAA" , faa’oi’oi noa ! Te taahoa mai ra i te "ao farani"
