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Du procureur de la République, des choux et de Clearstream
Des personnalités dans la presse, un syndicat de magistrats, ont dit leur émotion après les déclarations du procureur de la République sur les affaires dont il a la charge. Après toutes ces années de silence absolu, soudain un procureur a cœur à faire son boulot. Le Taui fait toujours peur ?
Le procureur de la République de Paris, M. Jean-Claude Marin, avait convoqué une conférence de presse quelques jours avant que s’ouvre le procès clearstream. Tous les médias étaient présents. Au cours de cette rencontre, M. Marin avait dit son sentiment sur le procès qui allait se tenir : M. Villepin est coupable. On imagine le tollé : le procureur se prononçait avant les juges ! Le procureur a la possibilité de s’exprimer.
M. Thorel est intervenu dans un seul média, sur internet. Il n’y a pas encore de procès en vue, il s’est seulement exprimé sur sa vision de son travail avec des mots sans équivoques, pas sur une affaire spécifique. Nous l’approuvons entièrement, la justice a été trop défaillante chez nous et trop longtemps. Des procureurs comme M. Bianconi, dont l’honneur équivaut à 2 chèques de 250 000 fcp signés dans son bureau en août 2004, nous n’en voulons plus.
Les propos du Tavini ne peuvent servir de prétexte à une délocalisation du procès. À en croire le défenseur spécialiste des délinquants en col blanc, le climat tahitien nuirait au bon déroulement de la justice. Aucune menace n’a été proférée. Il faut admirer la retenue de la population qui n’attend qu’une chose : le bon déroulement des procès là où les fautes ont été commises.
Des dérives ont eu lieu, la faute en revient principalement à l’État qui savait mais a laissé faire. Soyons logiques jusqu’au bout : l’État doit être le premier à rembourser.
