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Indemnisation des victimes du cyclone Gaston Tong Sang désavoué par l’État
L’année du Tigre commence mal pour le président Gaston Tong Sang. Il rentrera de Paris la queue entre les jambes. Paris a décidé de prendre en charge les dispositifs d’indemnisation des victimes d’Oli pour un meilleur contrôle des fonds publics. La confiance ne règne pas, notre président est désavoué par l’État !
Dès la fin de la tempête, on a assisté à des missions du gouvernement et des partis de la majorité dans tous les archipels pour venir au secours des victimes du cyclone. Même les Marquises qui n’ont pas été touchées par les intempéries ont reçu la visite des politiques qui ont promis monts et merveilles. M. Tong Sang s’est précipité à Paris avec une facture de 6 milliards. Comme au bon vieux temps.
Mais l’État ne suit pas et reprend la main : c’est lui qui va chiffrer les dégâts au plus près de la réalité, c’est lui qui va remettre les indemnités aux familles concernées. C’est clairement de la défiance.
Au delà des attitudes abusives et enfantines de notre gouvernement, c’est en fait la légitimité du président Tong Sang qui est en cause. Il a avoué avoir détourné des fonds publics au profit d’intérêts privés, il n’est pas question pour l’État de lui permettre de recommencer et de faire de la politique en profitant du malheur des sinistrés.
Nous assistons à la régression de l’autonomie que le sénateur Flosse n’avait cessé d’élargir. Suite à ce désaveu de l’État et de son incapacité à relancer l’économie comme il le promettait dans sa motion de défiance, M. Tong Sang montre qu’il n’est pas à la hauteur : il doit démissionner.
